CEFR
Présentation 
  

Le comité d’entraide aux Français rapatriés plus connu par son sigle CEFR a été créé en 1940 pour accueillir et aider les populations expulsées d’Alsace et de Lorraine et d’Europe centrale.

Depuis lors, il est devenu l’outil d’accueil et de réinsertion en France métropolitaine de nos compatriotes vivant à l’étranger rapatriés par nos services consulaires au motif de leur situation d’indigence.

Les causes en sont multiples depuis l’échec d’un projet personnel (faillite, liquidation de biens…) jusqu’aux spoliations résultant d’évènements survenus dans le pays d’accueil, à ce titre les changements politiques ou économiques souvent brutaux : la côte d’Ivoire, l’Argentine en sont des exemples.

Dans tous les cas, et c’est à l’honneur de la France, la solidarité nationale joue à plein : nos compatriotes démunis vivant à l’étranger sans secours, sans ressources seront pris en charge par le CEFR une fois que les consulats auront décidé de leur rapatriement et l’auront organisé.

Cette mission de solidarité, le CEFR l’exerce sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères – direction des Français à l’étranger et des étrangers en France – et de celui des Affaires Sociales – Direction générale de l’Action Sociale.

Elle consiste à accueillir nos compatriotes rapatriés dès la descente de l’avion puis à les orienter vers un centre d’hébergement et d’insertion sociale (CHRS) où s’effectuera avec eux et par eux leur insertion en France. Insertion qui consiste à donner à chacun d’eux la formation, les conseils, l’accompagnement social, les aides leur permettant de devenir pleinement autonome, sans assistance ultérieure ; c’est-à-dire de trouver un logement et un emploi stable pour les adultes, une formation valorisante pour les enfants.

Quant à ceux et celles qui ne sont plus d’âge de travailler, le CEFR les accueille dans l’une de ses cinq maisons de retraite ; les Français de l’étranger vieillissent comme ceux de métropole.

Depuis sa fondation, le CEFR a ainsi réinséré plusieurs dizaines de milliers de nos compatriotes –4 500 rentrés précipitamment d’Algérie entre 1994 et 1997 – avec un taux de réussite exceptionnel. C’est la preuve de la qualité et du dévouement de son personnel, de l’efficacité de ses méthodes et de son organisation.

L’état l’a reconnu en lui demandant depuis novembre 1998 d’élargir ses missions auprès des Français de l’étranger en difficultés rentrant en métropole par leurs propres moyens ; mais également en lui demandant de traiter de situations difficiles, imprévues, telles que l’accueil des déplacés Kosovars à Angers.

Aujourd’hui comme hier, il poursuit avec succès son indispensable mission.

Ramon CASAMITJANA
Président du CEFR